Le GPRS: la peur bleue de la presse ecrite

L’arrivée du GPRS fait entrevoir un lendemain sombre pour la presse écrite. 

Les opérateurs de téléphonie mobile sont décidés à grignoter le marché traditionnel des medias. Apres avoir démobilisé les revendeurs de journaux par leurs juteuses cartes de recharge, c’est dans le petit plat de la presse qu’ils viennent manger désormais.

Ainsi, depuis un certain temps, les abonnées du fameux « cel » n’ont plus besoin de s’acheter un journal ou d’écouter la radio pour connaître les pharmacies de gardes, consulter l’horoscope, le programme de ciné etc. Un opérateur a même poussé la barre de la concurrence plus haut jusqu’à proposer des dépêches à ses clients. Quand tu demandes aux abonnés de cette option ce que c’est, ils te répondent que « c’est le wap ».
 

Il est évident qu’en perdant des revendeurs qui préfèrent – légitimement – des cartes de rechargent aux journaux, le marché déjà mal en point de la presse écrite perd des bras valides- au propre comme au figuré. Il n’est un secret pour personne qu’une carte téléphonique se vend mieux et rapporte plus d’argent au revendeur que les larges feuilles de choux qui lui encombrent les bras, plus souvent, pour des broutilles. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le nombre de ces revendeurs de cartes a quadruplé un peu partout sur le territoire. Alors que les quelques revendeurs de journaux – qui résistent encore à la tentation du grattez-grattez -disparaissent avant même la fin de la matinée puisque certains songent déjà à leur reconversion.

Finie la belle époque où il suffisait de déposer son canard aux feux tricolores et dans quelques  boutiques pour être sûr de trouver des preneurs. Face à la percée des produits de la téléphonie mobile, la vente des journaux aux feux tricolores a atteint visiblement ses limites. La prospection des kiosques à journaux aurait pu être une alternative au rétrécissement des points de vente. Encore faut-t-il que les clients visitent les kiosques…sur « zèm ». Or à Lomé, nous sommes tellement pressés pour se laisser aguicher par des titres de journaux.

C’est déjà pas mal que les abonnés découvrent la Une des journaux sur leur portable. Encore faut-il maintenant des titres suffisamment bandants pour transformer le cercle vicieux en cercle vertueux. Mais, attention aux pièges du sensationnel!

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